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Sénégalais et Marocains, victimes d’une erreur de parallaxe !

  • Mar 22
  • 2 min read

⚠️ Attention, Sénégalais et Marocains, vous êtes peut-être victimes… d’une erreur de parallaxe !



Ce matin, un message WhatsApp accompagné de la mention « Transféré de nombreuses fois » a atterri sur mon téléphone. Avec cette Une de journal en 1976 « Les Marocains quittent le terrain et remportent la Coupe d’Afrique » 


En apparence, tout colle : l’année, l’affiche (Maroc – Guinée), même la victoire finale des Lions de l’Atlas, bel et bien champions d’Afrique en 1976. Mais détrompez-vous… Cette Une est un faux.


Ne nous arrêtons pas au titre, devenu le prétexte à une passe d’armes entre supporters sur les réseaux sociaux.


D’un côté, certains fans sénégalais affirment que le Maroc aurait quitté le terrain lors de ce match face à la Guinée. De l’autre, les partisans marocains rétorquent qu’il y a bien eu une interruption, mais que les joueurs ne sont sortis qu’à ce moment-là.


Peu importe les versions portées par les émotions du moment : appuyons-nous sur les historiens et les archives, pas sur les souvenirs ni les passions des tribunes, pour démêler le vrai du faux.


Regardons plutôt l’image. C’est souvent là que commence l’analyse.


Tout d’abord, je connais Les Échos des Sports, un journal français du 20e siècle. Mais L’Écho du Sport ? Si quelqu’un a déjà vu cet organe, qu’il me le présente. Et puis, deux autres détails m’ont mis la puce à l’oreille :

• Le match Maroc–Guinée s’est terminé sur 1–1, dans un mini-championnat remporté par points. Il s’est joué le 14 mars 1976, pas le 12 comme indiqué sur la Une.

• Et surtout… les codes-barres n’existaient pas encore dans la presse des années 70 !


Voilà ce qu’on appelle une erreur de parallaxe : comme ce bâton plongé dans l’eau qui semble tordu alors qu’il est droit, l’image qu’on croit voir déforme la réalité.


Je vois circuler, aussi bien du côté du Sénégal que du Maroc, une multitude d’infox qui ne font qu’alimenter la confusion. Sénégalais, Marocains, calmons-nous. Le dossier est aujourd’hui entre les mains du TAS, qui tranchera dans quelques mois. Ces montages, aussi viraux soient-ils, n’auront aucune influence sur la décision des juges.


Pour aller plus loin, je vous invite à revoir la masterclass #UNESCO que j’ai animée : « Distinguer le vrai du faux : l’IA et les enseignants ». Nous y posions cette question essentielle : qu’est-ce qu’une information ? Faits, récits, vérités… 👉🏿 À voir ici : https://www.youtube.com/watch?v=_matWbPLZ8I


 
 
 

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