APM au cœur : 6 000 Talents Connectés.
- Mar 22
- 3 min read
J’écris ces lignes depuis l’Eurostar qui me ramène à Bruxelles. Le paysage défile, mais ce sont surtout les visages, les voix et les idées de ces deux dernières journées qui continuent de m’habiter.
Nous étions plus de 6 000 réunis pendant 2 jours à la convention internationale de l’APM, à la Porte de Versailles à Paris. Deux jours denses, vivants, profondément humains. L’Association pour le Progrès du Management porte bien son nom, en mettant le questionnement et l’innovation au service de ses membres chefs d’entreprise.
Ce que j’ai vécu dépasse largement le cadre d’un simple événement professionnel. Je dois l’avouer : en arrivant, je craignais de passer ces deux journées le regard rivé sur mon iPhone, happé par le flux habituel de WhatsApp, LinkedIn, Mail, et le reste.
Mais dès les premiers instants, quelque chose a changé. Une atmosphère, une qualité de présence, difficile à décrire mais immédiatement perceptible. J’ai compris que j’allais vivre des moments à part. Alors, presque naturellement, j’ai relevé la tête. Et, je l’ai laissée hors de mon téléphone.
Dans cet immense espace, j’ai trouvé une énergie rare, faite de curiosité, d’exigence et d’ouverture. Une communauté de chefs d’entreprise qui acceptent de douter, d’apprendre, de se remettre en mouvement.
Je repense à cet architecte d’origine iranienne, membre de l’APM, dont la vision m’a marqué. Il parlait d’harmonie, de beauté, de l’inscription de l’architecture dans la cité, avec une profondeur qui touchait à l’essentiel. Chez lui, l’esthétique n’est jamais séparée de l’humain. Elle en est le prolongement. Je l’avoue : en l’écoutant, j’avais les yeux humides (Mais, chut….). Et je n’étais pas le seul. La salle s’est levée pour une ovation longue, intense, presque irréelle pour ce type d’événements.
L’humanisme, justement. Une notion centrale, presque une boussole. Elle traversait les échanges, les regards, les silences aussi. Et elle a été magnifiée par les interventions de Claire Pétreault et Jeremy Lamri, qui ont su éclairer avec justesse les liens entre bien-être et performance au travail. Une parole claire, ancrée, utile.Il y a eu aussi ce moment suspendu : un violoncelliste, membre lui aussi de l’APM, seul en scène. Son instrument parlait. Et nous, nous écoutions. Intensément. Un instant de grâce, simple et puissant.
Et puis ce matin, les voix de femmes. Fortes, sincères, inspirantes. Juliette Losfeld, Herbert-Alfred Jessica , Christine Hucteau, @Anne Nouvel, Bénédicte Huot de Luze , Anne Leitzhen, Téréza Kouassi . Elles ont partagé leurs parcours avec une authenticité rare. Des trajectoires exemplaires, mais surtout profondément humaines. Leurs mots m’ont touché. Ils m’ont fait réfléchir. Je choisis de ne pas les retranscrire ici, par respect pour ce qu’ils portaient d’intime. Mais, je peux dire qu’ils résonnent encore. Merci Mesdames. Il y a eu aussi ces rencontres au fil des pas, dans ce vaste hall habité par plus de 6 000 participants. Des échanges spontanés, inattendus, simples et précieux fusaient de toutes parts.
Il suffisait de tendre l’oreille, de capter une conversation et de s’engager dans un duo complice. C’est ce que j’ai vécu avec Imre TOTH venu de Shanghai, Aline Metzmacher de Liège, Francois Leborgne de Munich, Françoise Pratbernou d’Ardèche… et tant d’autres. Chacun, à sa manière, a contribué à nourrir ce sentiment d’appartenance.
Enfin, les retrouvailles et les conversations avec mes collègues experts ont rythmé ces deux jours. Elles m’ont permis de mieux comprendre l’ADN de cette belle mécanique qu’est l’APM à laquelle j’appartiens depuis le début de l’année. Une alchimie faite de rigueur et de liberté, d’exigence et de bienveillance. Merci à Sylvere Caron 🎤 , Enoch EFFAH , Tony Chapron , pour ces moments partagés.
Je comprends mieux, désormais, pourquoi l’APM suscite une telle fierté et un si fort sentiment d’appartenance. Je repars, nourrie par tout ce que j’ai reçu : de l’intelligence, de la générosité, de la bienveillance.
Une énergie qui me met en mouvement, plus que jamais. Celle de faire découvrir une Afrique vivace, vivante, plurielle. Une Afrique qui a tant à nous apprendre, surtout dans ce monde qui change.
Ces deux jours me ramènent à un échange avec l’anthropologue-architecte Semané Koffi, lors d’un Campus UNESCO que j’animais en pleine période de COVID. À un moment, il m’a posé une question simple : quelle est, selon vous, la première invention de l’homme ? J’ai répondu spontanément : le feu, les outils, les armes… Il m’a arrêté avec un sourire. Non, m’a-t-il dit. La première invention, c’est le groupe. C’est la famille. Surprenant, non ? Avec le recul, je crois qu’il avait profondément raison.
P.S : Christine Jubin, Olga Spetebroot - Ouédraogo, j’ai pu mesurer, de manière très concrète, tout ce que vous m’aviez partagé lors de nos premières rencontres. Merci pour votre accompagnement.


















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